Ouvrir

Dans le terme FOAD, il y a le mot “ouvert” qui signifie ici mettre en place une FAD flexible qui  puisse s’adapter aux emplois du temps des étudiants et leur soit accessible sur leur lieu de vie. Dans mon expérience de la FOAD comme étudiant, ce qui me parait crucial ici est en effet la capacité d’offrir des formations qui prennent en compte le rythme de travail d’étudiants salariés.

Or, force est de constater que beaucoup de formations à distance continuent à proposer un calendrier basé sur le fonctionnement traditionnel des universités et conçu à priori pour des étudiants non salariés et sans charges familiales. Cela conduit à une surcharge de travail qui ne permet plus d’approfondir ni de travailler dans des conditions sereines , mais plutôt dans une course effrénée contre la montre et avec pas mal de stress à la clé.

Il semble donc indispensable si l’on veut vraiment “ouvrir” de :

  • proposer des formations sur 15 mois au lieu de 12 ;
  • proposer plusieurs parcours possibles adaptés au niveau,au projet personnel et au style cognitif des apprenants (>>>) ;
  • prendre en compte l’expérience des apprenants par un système de VAEP (validation des acquis et de l’expérience professionnelle) qui octroie des décharges (pouquoi ai-je du suivre le cours d’anglais du Master ??) ;
  • fonctionner par un système d’UV cumulables de façon à ce que l’étudiant débordé puisse laisser la formation de côté un temps, quitte à la reprendre un an après sans avoir perdu ce qui fut fait ;
  • en liaison, ne pas accorder de délais ! Cela peut surprendre, mais mon expérience des délais accordés (pour permettre aux étudiants débordés de terminer ultérieurement un TAF) montre que c’est un cadeau empoisonné. En effet, l’étudiant est alors amené à passer plus de temps qu’il n’était demandé sur le TAF en question et en conséquence cela aboutit à une surenchère dans le niveau d’exigence de l’enseignant.

Une formation où les étudiants demandent trop souvent des délais est à mon sens le signe d’une planification erronée des contenus ou d’une sous-estimation des exigences de la formation vis-à-vis du public concerné. Il faut alors redéfinir la maquette ou la charge des cours.